Betteraves : faute de solution, “plus d’industrie sucrière”, reconnaît la ministre de l’Ecologie, Grandes cultures



« La loi n’est pas encore passée, je suis très attentive à toute proposition pour qu’on puisse éviter cela », a assuré la ministre de l’Ecologie le 12 août devant la presse à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), lors d’une visite dédiée au lancement d’une charte nationale pour les plages sans déchets plastiques.

« Malheureusement, aujourd’hui on ne peut pas, si on veut garder une filière sucrière en France, agir de manière durable en si peu de temps », a-t-elle souligné. « Des semis vont être faits dans six mois, si on n’a pas trouvé de solution, ils ne se feront pas et donc il n’y aura pas de betteraves et il n’y aura plus de filière sucrière en France ».

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« Les solutions pour qu’on n’ait plus à utiliser de néonicotinoïdes commencent à apparaître, mais ce sont des solutions qui prennent du temps », estime Barbara Pompili. Elle a dit « regretter amèrement » qu’« il n’y ait pas eu assez de mesures claires » pour appliquer la loi Bioversité de 2016 interdisant les néonicotinoïdes, qui s’attaquent au système nerveux des insectes, dont les abeilles.

« Comme il n’y a pas eu assez de recherches, assez d’alternatives, aujourd’hui on est dans le mur », a-t-elle expliqué. « Moi je veux bien qu’on dise : on ferme les sucreries de France, pourquoi pas ? Le choix qui a été fait, c’est de les garder ces sucreries. Pour qu’on ait des betteraves, il faut qu’on en plante ».

“Seule solution à court terme”

Dans une série de messages sur Twitter, elle a assuré que cette dérogation était temporaire (pour cette année et au maximum les deux saisons suivantes) et encadrée (seul l’enrobage de semences sera autorisé et il sera interdit de semer des cultures mellifères après la betterave).

Face à la crise de la jaunisse, « les alternatives aux néonicotinoïdes pour la betterave se sont avérées inefficaces pour l’instant. Les néonicotinoïdes sont donc la seule solution de court terme pour sauver la filière », reconnaît-elle.





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