Sécheresse : “une approche globale au cycle de l’eau est absolument nécessaire”, Actualités générales



« Pour les années qui viennent, une approche globale au cycle de l’eau est absolument nécessaire », alerte la Confédération paysanne dans un communiqué le 17 juin. L’été 2019 a vu près de 90 départements en alerte pénurie d’eau ou soumis à restrictions de prélèvements. « Cette année, les prévisions ne sont guère meilleures, note le syndicat. Des territoires ont subi des graves inondations, tandis que d’autres n’ont pas été touchés par des précipitations suffisantes ».

Si la recharge des nappes phréatiques a été particulièrement abondante cet hiver, « cette période de recharge s’est toutefois terminée précocement, entre mars et avril, du fait de l’absence de précipitation notable, de la reprise de la végétation et de l’augmentation de l’évapotranspiration dès mi-mars », indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BGRM) dans son bulletin du mois de juin. La baisse du niveau des nappes est particulièrement généralisée sur la moitié nord de la France : « les nappes de la plaine d’Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l’est du Massif Centre, affichent toujours des niveaux modérément bas à bas », précise le service géologique national.

Risques de tension sur les fourrages

« Cette année, il est bien trop tard pour affronter de manière structurelle la sécheresse qui s’annonce », poursuit la Confédération paysanne, qui propose deux mesures afin de limiter les effets du manque d’eau : « l’interdiction d’alimenter les méthaniseurs avec des fourrages et pailles pendant au moins toute la période de tension sur les fourrages » et la possibilité de pouvoir « déroger à l’interdiction de valorisation des jachères », comme cela avait été fait l’été dernier.

« Nous savons déjà qu’il manquera de paille et qu’il sera difficile d’affourager les animaux. L’élevage doit primer sur la méthanisation ! », affirme le syndicat. Il est aussi « indispensable d’anticiper en soutenant des pratiques agronomiques (couverture, haies, arbres, baisse de l’usage des intrants, etc.) qui limitent l’érosion, permettent d’allonger la période de séjour de l’eau dans sa phase terrestre et d’augmenter la réserve utile de nos sols. » conclut la Confédération paysanne, dénonçant la gestion « à court terme » face aux pénuries.



Source link